sur scene

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# Posté le dimanche 10 mai 2009 05:17

Modifié le mercredi 24 juin 2009 07:51

* hip hop lives *

I come back
Every year I get newer
I'm the dust on the moon
I'm the trash in the sewer
Let's go
I come back
Every year I get brighter
If you thinking Hip Hop is alive hold up your lighter
Let's go
I come back
Every year I'm expanding
Talking to developers
About this city we planning, c'mon!
I come back
Through any endeavor
This is Hip Hop
We gone last forever
Hip means to know
It's a form of intelligence
To be hip is to be up-date and relevant
Hop is a form of movement
You can't just observe a hop
You got to hop up and do it
Hip and Hop is more than music
Hip is the knowledge
Hop is the movement
Hip and Hop is intelligent movement
Or relevant movement
We selling the music
So write this down on your black books and journals
Hip Hop culture is eternal
Run and tell all your friends
An ancient civilization has bee born again
It's a fact
I come back
Every year I'm the Strongest
Krs-one, Marley Marl
Yup we last the longest
Let's go
I come back
Cause I'm not in the physical
I create myself man I live in the spiritual
I come back through the cycles of life
If you been here once you gone be here twice
So I tell you
I come back
Cause you must learn too
Hip Hop culture is eternal
Hip Hop (Shan!)
Her Infinite Power
Helping Oppressed People
We are unique and unequaled
Hip Hop
Holy Integrated People
Having Omnipresent Power
The watchman's in the tower of
Hip Hop
Hydrogen Iodine Phosphorous
Hydrogen Oxygen Phosphorous
That's called
Hip Hop
The response of cosmic consciousness
To our condition as
Hip Hop
We gotta think about the children we bringing up
When Hip and Hop means intelligence springing up
We singing what?
Sickness Hatred Ignorance and Poverty
Or Health Love Awareness and Wealth
Follow me
I come back
Every year I get newer
I'm the dust on the moon
I'm the trash in the sewer
That's right
I come back
Every year I get brighter
If you think Hip Hop is alive hold up your lighter
Let's go
I come back
Every year I'm expanding
Talking to developers
About this city we planning, uhuh!
I come back
Through any endeavor
This Hip Hop
We gone last forever
We will be here forever
We will still be here forever
Get what I'm saying
Forever
Marley!
Repeat
I come back
Every year I get newer
That's That
That's That
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# Posté le dimanche 15 février 2009 04:31

lotfilosophie

wa7d nhar kont wa7di ga3ad ta7t chajra/ga3d tayh mkhabi mochni fahm wech ra7 yejra/kont nreposi ga3d nkhamam f ra7a/7ata ta7 3lia rap kima newton ta7at 3lih tefa7a/bcif mafhamt kont feljahilia/makantch 3ambali bili laghna fih jadibia/hia jabdatni ghra9t w ra7 3lia nafss/hereusement mana3ni hna l9anoun ta3 arkhamidss/w men tema l3elm wla houa ma boussole/dawali tri9i kima l'ampoule ta3 edisson/wlit nchouf wbdat 7kayti m3a rap/w l'affair developpat kima dajla walfourat/aktar men nil li yajri ta7t masr/aktar men dhab ta3 fer3oun li fel9asr/3adik fra7t w malfar7a 3odt n3ayat/3odt tema ntir kima tayara li khtar3oha les freres rightes/ma3andich portable kif la3bad/3andi telephone 9dim kif li khtar3o GRAHAM BELL/mafihch tonalité grib yweli signal morse/la frequence est constante kima Pi=3.14/wa7d mafham 3adik rap wlla kouri/lazmetnindawih b dwa ta3 pierre et marie curie/ndirlou des lois meme des unités kbar/kima skhana degrés celcius w la pression kilobare/goltolhom ajma3 laghna fih 9awanin/galouli cha3b kechma yafham zidlo barka fel volume/3adit jbat ro7i w galou 3lia nakar/khatak natfalsaf w 3a9liti kif so9rat w descarte
********
/lotfi jab lioum la malediction
/le pro f les jeux de mots le pro fhad la section
/la fixion talgaha f les films d'action
/lahna ykoun sa7 mala bronchi la conection
*****
/le pro f les jeux de mots houa li yafham la3ba/li ya7kam les paroles w la fixion ta3tihom ma3na/khalik men la musique hadik wa7adha ahi takhraj/la preuve bithoven kan ycomposie w houa atrach/na3tik exemple dorka nefahmo b dala/nchabho tofla bi mou3adala ta3 dalla/khatia wla kasria kolhom kifkif/bach tat3araf 3laha lazem majmou3at ta3rif/ta7sarha fi majal w 9bel madir lmochta9a/twelah bien mel mechta9a li tcha9ik bach/techta9ha/hadik ahi mat3alma 3andak ahi ta3raf wach ta3mal/3andha 3mayl y3awjo tfol kima lmoun7ana fel ma3lam
/sin sin fat7a 3in 3in fat7a/t7otak bin 9awsayn 7ta tal9a ro7ak haz lfat7a/hia koul khatra tgolak hay wa9tah natzawaz/wanta kol khatra jiblha version kima lwindows/golha ma3andich alah ghaleb mechni 9ader/khali la relation binatha kif la geometrie w l'algebre/w lakan t7ab jib ahi sure boujadia/generalement tlgaha basla kima dala ljaybia/tgoul 3laha ghnaya bla lougha bla rithme/t7ab tghorak w tkhartak kima l7sab ta3 logharithme
/ki tatkabar hak w hak dork dirlek la crise/calcul ta3ha kil bac lazmetlou calculatrice/w mecheha lmara lawla wla lmara talia/wech bik enta tania tafla kilmotatalia/bach tafhamha mli7 lazem teksar rass/tayach les histoires d'amour wajbad les bordasses

# Posté le lundi 10 novembre 2008 07:57

cancer du sein

1. PRÉSENTATION

sein, cancer du, tumeur maligne des tissus de la glande mammaire.

Le cancer du sein s'installe d'une manière insidieuse ; son évolution est imprévisible. Il est redouté car sa fréquence est grande : en Occident, il représente la première cause de mortalité chez la femme. En France, les chiffres sont alarmants : environ 30 000 femmes par an se découvrent atteintes par cette tumeur. Le cancer du sein semble avoir des causes multifactorielles, liées au mode de vie, à l'hérédité et aux hormones. Le pronostic vital est associé à la tumeur même (taille, invasion ou au contraire délimitation à une zone précise), à l'atteinte ou pas des ganglions périphériques. Alors que le traitement du cancer du sein était naguère principalement chirurgical et radiothérapeutique, aujourd'hui, d'autres moyens, ajustés selon le cas et le stade de la tumeur, sont mis en pratique, tels que la chimiothérapie et les traitements hormonaux.

2. ÉVOLUTION

La femme constate dans un premier temps l'existence dans l'un de ses seins d'une grosseur ferme, indolore, qui évolue lentement. Si la tumeur a 1 cm de diamètre, on estime qu'elle a une antériorité de 10 ans. Il existe une grande variabilité individuelle pour expliquer l'évolution d'une tumeur (une tumeur double de volume en l'espace de 5 à 1 000 jours). La palpation permet de déceler l'extension de la tumeur et l'éventuelle atteinte des ganglions qui signifie que le cancer s'est disséminé. Les ganglions qui peuvent être impliqués dans le cancer du sein sont ceux des aisselles et ceux appartenant à la chaîne mammaire. Ces ganglions tumoraux peuvent diffuser les cellules cancéreuses par voie sanguine dans d'autres foyers : ce sont les métastases. Des cellules mammaires vont migrer et coloniser d'autres organes : la peau, le cerveau, les poumons, la colonne vertébrale, le foie et les os. À ce stade de la maladie, le traitement est général. On estime à 50 p. 100 les cancers du sein qui évoluent vers des métastases.

3. FACTEURS DE RISQUE

La cause principale du cancer du sein reste inconnue. Plusieurs facteurs collaborent à l'installation de la maladie sans en être pour autant à l'origine. On évoque des anomalies chromosomiques, des mutations de certains gènes, des anomalies héréditaires (le risque est augmenté dans certaines familles prédisposées). Les hormones sont aussi incriminées car elles stimulent les cellules cancéreuses au repos en les transformant en cellules tumorales activées. Le cancer du sein est plus particulièrement rencontré pendant deux périodes de la vie de la femme : autour de la quarantaine chez la femme qui a eu un cycle menstruel précoce et à la ménopause chez la femme qui a eu une première grossesse et une ménopause tardives.

Enfin le mode de vie et l'alimentation jouent aussi un rôle dans l'induction du cancer du sein.

4. TRAITEMENTS

La chirurgie du sein reste pratiquée. Il peut s'agir d'une ablation totale du sein (mastectomie radicale), relativement rare de nos jours, ou d'une ablation partielle (mastectomie radicale modifiée, excision élargie). La sénoplastie est la reconstruction totale du sein à l'aide d'implants, de masse musculaire, de peau provenant de la malade. Ce procédé permet de restaurer l'image corporelle et d'atténuer le choc psychologique occasionné par l'ablation du sein (voir Chirurgie plastique).

Dans tous les cas, la chirurgie est associée à une radiothérapie ou à une chimiothérapie. Au début des années cinquante sont apparues des drogues agissant à différents niveaux de la division cellulaire à des doses susceptibles d'affecter les cellules cancéreuses. Aujourd'hui, pour mieux cibler la tumeur, on associe plusieurs drogues aux propriétés complémentaires (polychimiothérapie), administrées à faible dose. Un suivi du traitement permet une adaptation des voies d'administration ainsi qu'un meilleur contrôle des effets secondaires. La chimiothérapie a permis de prolonger la vie des malades. Le CMF, constitué d'un agent alcoylant, le cyclophosphamide, et de deux antimétabolites (méthotrexate et 5-fluoro-uracyle), auquel on ajoute un antimitotique (adriamycine, vincristine) ou un corticostéroïde (prenisone), a permis d'améliorer les résultats.

La plupart des cancers du sein présente des récepteurs d'½strogènes. La tumeur peut donc être contrôlée par des anti-½strogènes de synthèse comme le tamoxifène, qui se fixe sur ces récepteurs, les bloque et inhibe ainsi la croissance du cancer, augmentant indirectement la concentration des récepteurs de la progestérone.

Si on est en présence d'un cancer du sein sans récepteurs d'½strogènes, une chimiothérapie sera envisagée.

Chez les femmes ménopausées, une hormonothérapie (voir Hormones) avec des doses importantes d'½strogène, d'androgènes ou de progestatifs, fait régresser certaines tumeurs, bien qu'on n'en comprenne pas exactement le mécanisme.

Les dérivés de la progestérone sont utilisés en soins palliatifs pour les patients en phase terminale de la maladie.

5. PRÉVENTION

La palpation, ou auto-examen, des seins doit être faite régulièrement à raison d'une fois par mois environ, une semaine après la menstruation. Il s'agit d'évaluer le volume et la symétrie des seins, leur forme et leur orientation, la présence d'½dème, tout changement de couleur, d'épaississement ou de la surface des seins, toute évolution des mamelons (dimensions, forme et orientation, éruption, ulcérations et écoulement).

L'objectif en matière de tumeur du sein est de diagnostiquer le cancer avant qu'il ne soit détectable à la palpation, donc quand la tumeur est encore de très petite taille. Des moyens techniques de diagnostic pourront aider à tendre vers ce but. L'échographie permet de distinguer les kystes des masses solides. Elle est indiquée pour déterminer le siège d'un kyste avant de l'aspirer.

La thermographie permet de mettre en évidence la chaleur spécifique à la surface des seins. La tumeur cancéreuse ayant un métabolisme plus rapide, elle peut se traduire par un signal sur le cliché. La mammographie peut enregistrer la densité du tissu mammaire grâce aux rayons X et déceler les petites densités suspectes à contour douteux. Cette technique ne permet pas de mettre en évidence le degré de malignité d'une tumeur, mais signale la présence de masse douteuse avant qu'elle ne soit palpable. En cas de suspicion, une biopsie peut compléter cet examen. Le ministère de la Santé et des Affaires sociales en France et d'autres organismes dans le monde recommandent une mammographie annuelle à partir de cinquante ans.

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# Posté le jeudi 09 octobre 2008 08:56

Tuberculose pulmonaire

1. PRÉSENTATION

tuberculose, maladie infectieuse d'origine bactérienne, chronique ou aiguë, pouvant affecter toutes les parties du corps, mais touchant le plus fréquemment les poumons.
2.histoire
Au début du xixe siècle, les médecins français Gaspard Laurent Bayle et René Laennec décrivent la
tuberculose et en définissent les formes. Les deux hommes meurent de cette maladie. C'est un microbiologiste allemand, Robert Koch, qui découvre, en 1890, la bactérie responsable, le bacille tuberculeux. En 1890, il met au point le test à la tuberculine permettant de diagnostiquer la maladie.
En 1924, Albert Calmette et Camille Guérin (1872-1961) mettent au point le vaccin protégeant contre ce germe, le BCG (bacille Calmette-Guérin). L'année 1944 marque le début de la chimiothérapie de la tuberculose grâce à la découverte de la streptomycine par un microbiologiste américain, Selman Abraham Waksman. Mais le traitement connaît des progrès révolutionnaires avec l'apparition de l'acide paraminosalicylique en 1948, puis avec l'isoniazide.

3. AGENT RESPONSABLE

La tuberculose est due à la bactérie Mycobacterium tuberculosis, couramment appelée bacille de Koch ou bacille tuberculeux. Elle appartient à la famille des mycobactéries, qui comprend également la bactérie responsable de la lèpre. Comme l'indique le terme de bacille (du latin bacillus, « baguette »), il s'agit d'une bactérie en forme de bâtonnet. Elle est entourée d'une paroi très riche en lipides et donc dotée d'une grande imperméabilité, ce qui lui confère une résistance naturelle à de nombreux antibiotiques et la rendent moins sensible que d'autres bactéries aux désinfectants.

4. TRANSMISSION

Le bacille tuberculeux est présent dans les crachats. Il est transmis par des gouttelettes de salive ou par des particules de poussière, plus rarement par les sécrétions ou les produits alimentaires. À la différence d'autres maladies infectieuses, il n'y a pas de période d'incubation déterminée. En outre une seule infection ne confère pas une immunité durable. En fait, après la contamination initiale (primo-infection), le bacille peut rester longtemps dans l'organisme à l'état latent et attendre un affaiblissement des défenses immunitaires pour se multiplier. Plus d'un quart de la population mondiale est porteuse du bacille. Pourtant, seule une très faible proportion de ces personnes développe la maladie de façon apparente.

5. SYMPTÔMES

En général, les phases précoces ne sont pas symptomatiques. À des stades plus avancés, toutes les formes de tuberculose se traduisent par des symptômes communs : fièvre, fatigue, sueurs nocturnes, perte d'appétit (anorexie) et amaigrissement. Dans la tuberculose pulmonaire, qu'on appelait autrefois phtisie, viennent s'ajouter la toux, des douleurs thoraciques et des crachats contenant du sang (hémoptysies).

DÉPISTAGE ET DIAGNOSTIC

Une radiographie des poumons permet le dépistage des tuberculoses pulmonaires à un stade précoce en mettant en évidence des lésions pulmonaires, mais la confirmation du diagnostic nécessite des examens complémentaires. Le test à la tuberculine de référence consiste à injecter dans l'épaisseur de la peau une substance protéique dérivée de la culture de bacilles tuberculeux : c'est l'intradermoréaction. Jadis, on utilisait la cutiréaction par scarifications. Une réaction cutanée positive indique qu'il y a eu contact avec le germe de la tuberculose, par infection naturelle ou vaccination. Il arrive parfois que l'on retrouve le bacille tuberculeux dans les crachats.

7. TRAITEMENT

Le placement en institution spécialisée (le sanatorium d'autrefois) n'est plus nécessaire. Seuls les malades bacillaires (dont les crachats contiennent des bacilles) sont contagieux et doivent être soumis à un isolement simple au début du traitement. L'hospitalisation s'impose parfois, en particulier pour isoler le malade, mais le patient peut reprendre une activité normale dès que le mal est jugulé.

Le traitement est fondé sur des antibiotiques spécifiques, les antituberculeux : isoniazide, rifampicine, pyrazinamide, éthambutol, streptomycine, etc. Il peut être préventif chez les personnes, surtout les enfants, qui ont été en contact avec un tuberculeux. Les modalités exactes varient selon qu'il s'agit d'une primo-infection ou d'une « tuberculose-maladie » et, dans ce dernier cas, selon l'organe atteint. Dans la tuberculose pulmonaire, il faut suivre une trithérapie (traitement par l'association de trois antituberculeux) pendant deux mois, puis une bithérapie pendant six mois.

8. ÉPIDÉMIOLOGIE

La tuberculose fait des ravages à l'échelle planétaire. L'OMS estime qu'elle touche chaque année quelque 9 millions de personnes dans le monde, et en tue environ 1,7 million. La prévalence (nombre total de personnes atteintes à un moment donné) est surtout importante dans les régions pauvres et surpeuplées. Dans certains pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique du Sud présentant un très fort taux d'endémie, elle peut atteindre 600 cas pour 100 000 habitants. Elle est très inférieure dans les pays industrialisés ; en France, elle est, depuis 2004, inférieure à 10 cas pour 100 000 habitants. Cependant, la tuberculose est en nette recrudescence dans les pays industrialisés, plus particulièrement dans les milieux défavorisés et chez les sans-abri. Par ailleurs, l'épidémie mondiale de sida accroît à la fois la prévalence et la gravité de la maladie : non seulement les personnes atteintes du sida sont plus sensibles à l'infection par le bacille de Koch, mais encore ce dernier accélère-t-il la progression du VIH dans l'organisme. De fait, on estime que 13 p. 100 des décès des malades du sida sont imputables à la tuberculose.

Parallèlement, on assiste à un emballement dans le phénomène d'apparition de souches bactériennes résistantes aux médicaments antituberculeux, d'autant plus problématique que le bacille tuberculeux est naturellement insensible à de nombreux antibiotiques, ce qui limite les possibilités de traitements alternatifs. Ainsi, après des souches résistantes à un des antibiotiques les plus couramment utilisés en première intention, des souches multirésistantes (MR) ont fait leur apparition ; elles sont insensibles à au moins deux de ces antibiotiques, à savoir l'isoniazide et la rifampicine. Selon l'OMS, la tuberculose MR représente quelque 800 000 cas dans le monde. À côté de ces souches MR, des souches dites ultrarésistantes (UR) ont par ailleurs été décrites, début 2006 ; leur apparition est extrêmement préoccupante : elles sont en effet insensibles à tous les antituberculeux courants, mais aussi à plusieurs molécules de seconde intention — administrées lorsqu'une première médication a échoué —, à savoir au moins trois des six classes de ces molécules.

Ces souches ultrarésistantes ont été identifiées dans toutes les régions du monde, mais sont particulièrement fréquentes en Asie et en Europe de l'Est, ainsi qu'en Afrique du Sud, où le taux de mortalité de la tuberculose est extrêmement élevé en raison de la forte prévalence du sida. Plus long (jusqu'à deux ans), plus toxique, le traitement de la tuberculose UR est également beaucoup plus cher (plus de 100 fois le coût du traitement de la tuberculose non résistante), ce qui fait de cette forme de la maladie un véritable fléau.

En 2006, l'OMS a mis en place une nouvelle stratégie de lutte, baptisée Halte à la tuberculose, dans le cadre du Partenariat mondial Halte à la tuberculose (signé en 2000) : elle a pour buts, notamment, de promouvoir et réaliser l'accès aux soins pour tous, même dans les pays les plus pauvres, de lutter contre les tuberculoses résistantes et contre la coinfection tuberculose-VIH, de promouvoir la recherche sur les méthodes diagnostiques, les traitements et les vaccins. L'ensemble de ces actions poursuit deux buts : avoir, en 2015, réduit la prévalence de la maladie et son taux de mortalité de moitié par rapport à 1990 ; avoir atteint, en 2050, une prévalence ne dépassant pas 1 cas par million d'habitants.

9. PRÉVENTION

La prévention repose essentiellement sur la vaccination par le BCG, composé de bactéries de l'espèce Mycobaterium bovis (responsable de la tuberculose bovine) atténuées, c'est-à-dire ayant perdu leur virulence. Elle se pratique par injection intradermique. En France, la vaccination est obligatoire chez l'enfant avant son entrée en collectivité (par conséquent au plus tard avant l'entrée à l'école primaire) ; les adultes pratiquant des professions à risque de contamination doivent également être vaccinés.

Toutefois, le BCG ne permet pas de lutter contre la propagation de la bactérie responsable, mais seulement contre l'apparition des formes les plus graves de la maladie (méningites tuberculeuses notamment). Encore cette protection n'est-elle pas absolue : si elle atteint 80 p. 100 chez les nourrissons, elle ne dépasse pas 50 p. 100 chez les adultes.

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# Posté le dimanche 05 octobre 2008 07:53